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traitement des cernes par acide hyaluronique

 

Traitement des cernes par acide hyaluronique • Résultat immédiatement après traitement • retour à la vie normale

L’effet de l’Ulthera sur le raffermissement du visage, notre conférence à Paris

Nous avons été l’un des pionniers de l’utilisation de l’Ulthera en Europe. En septembre 2013, nous sommes invités à présenter, lors du 34ème Congrès de Médecine esthétique à Paris, nos résultats sur le raffermissement du visage obtenus grâce à l’Ulthera.

Cette technique innovante de raffermissement facial est basée sur le principe des ultrasons focalisés. L’Ulthera, qui agit en profondeur de la peau sans provoquer des lésions de surface, est la seule technique non-chirugicale à avoir obtenu l’aval de l’agence américaine FDA (food drug administration)  à ce jour.

L’Ulthera est indiqué chez les patients qui ont un relâchement cutané modéré au niveau des sourcils, de l’ovale du visage et du cou. La technique donne également des résultats probants chez les patients qui, idéalement, auraient été candidats pour un lifting cervico-facial mais optent pour une technique non-invasive.

L’Ulthera n’induit pas d’éviction sociale, car il y a très peu d’effet secondaire. Ceci permet aux patients de quitter le cabinet pour reprendre une vie normale. Le résultat apparaît progressivement avec un visage dont la laxité cutanée diminue, devenant plus tonique et donc embellit.

Mastectomie préventive et la chirurgie reconstructive

La mastectomie préventive est un sujet d’actualité. Notamment, suite aux déclarations d’Angelina Jolie, la star hollywoodienne, qui a bénéficié de cette chirurgie en raison d’un risque probablement élevé de cancer mammaire.

En tant que chirurgien plastique, je crois qu’il est important d’apporter quelques précisions à ce sujet. La mastectomie préventive n’est pas une fatalité, les patientes, sélectionnées de manière rigoureuse pour bénéficier de cette chirurgie peuvent dans le même temps opératoire retrouver leur intégrité corporelle. En effet, par une collaboration entre gynécologue et chirurgien plastique, il est tout à fait possible de reconstruire la poitrine dans le même temps opératoire.

Dans le cas d’une mastectomie préventive, appelée également mastectomie sous-cutanée, une excision ciblée et limitée de la glande mammaire est effectuée. La peau recouvrant la glande et une partie de la graisse sous-cutanée est laissée en place. De plus, la cicatrice limitée au pourtour de l’aréole reste discrète. La reconstruction mammaire est ainsi facilitée et permet d’obtenir des résultats qui sont nettement supérieurs, donc très naturels comparativement à ce que l’on obtiendrait après une mastectomie classique.

En effet, lors d’une mastectomie classique, en général, on prélève plus amplement les tissus mammaires et on laisse une large cicatrice difficile à cacher. Ce qui nécessite l’apport d’une quantité plus importante de volume pour reconstruire le sein, demande une chirurgie reconstructive mammaire plus complexe dont le résultat n’est pas toujours aussi naturel qu’après une mastectomie préventive.

Principalement, deux techniques de reconstruction mammaire peuvent être proposées en même temps qu’une mastectomie préventive et le choix doit être discuté avec la patiente. La reconstruction par implant qui donne un résultat immédiat. Le lipomodelage peut nécessiter une intervention supplémentaire, l’avantage étant de n’utiliser que les propres tissus de la patiente.

Dr J. Murray, chirugien plasticien, pionnier de la transplantation et prix Nobel de médecine

Lauréat du prix Nobel et chirurgien plasticien Joseph Murray est décédé lundi 26 novembre à l’âge de 93 ans.

Diplômé en 1943 de la Harvard Medical School à Boston, le Dr Murray a été chirurgien de guerre durant la seconde guerre mondiale, traitant des soldats blessés et grièvement brûlés.

Un des patients les plus mémorables du Dr Murray a été Charles Woods, un pilote d’avion qui a survécu à des brûlures étendues, notamment au visage et aux mains. La prise en charge de ce patient qui a nécessité d’importantes greffes de peau, a été le point de départ des réflexions et travaux scientifiques du Dr Murray qui ont mené à la première greffe d’organe.

Le Dr Murray a effectué cette première greffe d’organe chez l’homme en décembre 1954. Richard Herrick, a ainsi reçu un rein fonctionnel de son frère jumeau. Depuis cet exploit médical et jusqu’à aujourd’hui, plus 600.000 patients ont bénéficié d’une greffe d’organe. En 1990, le Dr Murray a reçu le prix Nobel de médecine pour cette avancée majeure de la médecine.

«Je me suis toujours considéré comme un spécialiste en chirurgie plastique reconstructive», confesse le Dr Murray lors d’une interview en 2006. «La transplantation n’est qu’un outil, il s’agit d’un type de reconstruction.”

L’autre type de chirurgie reconstructive que Dr Murray a également aimé pratiqué est la chirurgie esthétique, qui a pris de l’essor durant la deuxième moitié du 20ème siècle.

“Que vous réparez une petite imperfection de la joue ou que vous entrepreniez une reconstruction majeure du visage, pour le patient, vous allez améliorer sa qualité de vie de la même manière” a également déclaré le lauréat du prix Nobel.

“La chirurgie plastique et la problématique de l’image”

Interview Radio du Dr Navid ALIZADEH

Radio Cité (FM 92.2) diffusée après le flash info le:

  • Mardi 13 novembre à 7h30 , 12h30 et 18h30
  • Mardi 20 novembre à 7h30 , 12h30 et 18h30
  • Mardi 27 novenbre à 7h30, 12h30 et 18h30

Liaison dangereuse: Médecine esthétique et les médias

Les médias font de plus en plus l’écho des nouvelles techniques médicales esthétiques. Dans certains cas, il s’agit d’avancées médicales au service des patients. Mais, une promotion dans un magazine, sur internet ou à la télévision n’est pas toujours le gage de la qualité d’une technique médicale. Ces promotions médiatiques prennent parfois des médecins peu critiques comme témoin, ce qui peut faussement rassurer les lecteurs.

En raison des promotions médiatiques, ce sont aujourd’hui les patients qui viennent consulter chez le chirurgien avec une demande de technique particulière. Le chirurgien scrupuleux, en refusant de pratiquer une technique pour laquelle il existe peu de recul, a plus du mal à se faire entendre et voit parfois son patient partir chercher ailleurs à satisfaire sa demande.

Le Macrolane, en est un exemple. Il s’agit d’un gel d’acide hyaluronique proposé comme alternative à une augmentation mammaire. Après plusieurs mois de promotion et d’utilisation, certains pays européens, notamment la France, ont dernièrement interdits le Macrolane dans cette indication.

Quand la pression de l’industrie est forte et que les médias jouent le jeu, le risque de dérive existe. Les médecins doivent bien sûr avoir la liberté de proposer des nouvelles techniques, sinon les avancées de la science ne verraient pas le jour. Mais, cela ne doit pas être sous la pression des médias, ni de l’industrie.

Il n’y a pas de lien entre cancer et les prothèses mammaires PIP

Selon un communiqué récent de l’Afssaps, en France 20 cas de cancer dont 15 du sein ont été rapportés chez les patientes proteuses de prothèses PIP. Parler d’incidence de cancer est toujours inquiétant. Mais, ces statistiques ne prouvent en rien l’association entre cancer et les prothèses PIP.

En France, dans la population générale, le risque de cancer mammaire est de 240 cas pour 100’000 habitants. Par ailleurs, environ 30’000 femmes sont porteuses de prothèse PIP. En conséquence, Il est naturel de voir des cas de cancer mammaire dans la population de femmes proteuses de prothèse PIP sans qu’il y ait de lien de causalité.

La crise et les traitements esthétiques

Tout d’abord quelques chiffres pour alimenter la réflexion:

A. Etude Française SOFRES de Novembre 2008:

Les français reconsidèrent leurs dépenses alimentaires (pour 53% des personnes interrogées) et vestimentaires (pour 63 % personnes interrogées), mais préservent leur budget santé (85%) et beauté (49%).

B. Les chiffres ASAPS (American Society of Aesthetic Plastic):

  • Depuis 2006, 82% des actes pratiqués par les chirurgiens sont non invasifs (médicaux). Entre 1997 et 2007, la croissance de ce secteur est de 457%: +114% pour la chirurgie, et+754% pour les traitements moins invasifs.
  • En 2008, les femmes représentent toujours 91% des demandes, et la chirurgie diminue en 1 an de 9%. Le top 5 des actes médicaux (par ordre décroissant) 1 – Injection de Toxine Botulique, 2 ¬- Injections d’acide hyaluronique, 3 – Epilation laser, 4¬ – Microabrasion, 5 – Resurfacing. Le top 5 des interventions chirurgicales (par ordre décroissant) 1 – Lipoaspiration, 2 – Augmentation mammaire, 3 – Chirurgie des paupières, 4 – Lifting du ventre, 5 – Remodelage mammaire

Ces chiffres nous permettent de constater que la chirurgie et la médecine esthétique garde un taux de croissance significatif tout en subissant des mutations. Malgré la crise, les patients continuent à nous consulter. Ces études semblent également montrer que les traitements moins invasifs ont un taux de croissance plus fort.

Quelle est l’explication de cette évolution et que doit-on en conclure? En fait, le Chirurgien moderne est devenu non seulement un expert en chirurgie, mais un expert en esthétique médicale. Il doit ainsi pouvoir proposer une combinaison de traitement comprenant les techniques médicales et chirugicales. Cela lui permet de proposer des traitements personnalisés et optimisés.

Cette évolution, je suis heureux de le constater, correspond à la philosophie que certains de mes collègues et moi-même avons choisie et qui est en train de se généraliser. Le taitement esthétique moderne ne propose plus donc un acte isolé mais un programme pour retrouver son image. J’aimerais, pour conclure, citer Patricia BENITAH dans son article de janvier 2009: ” Lipofilling, injections de Toxine Botulique, Laser, Lumière, puis Lifting, pour le visage ou Liposuccion, remodelage médical, et remise en tension par radio-fréquence pour le corps. Aujourd’hui, il n’y a plus d’actes isolés, mais des procédés qui s’inscrivent dans un programme intégré pour se réapproprier son image, la maintenir et prévenir le vieillissement qui va des derniers soins dermo-cosmétiques en date à une chirurgie de plus en plus douce visant le naturel. Visage détendu, moins fatigué, petites ou grandes imperfections du corps gommées, pour être en harmonie avec le vécu intime. Plutôt que vouloir à tout prix retrouver sa jeunesse. Étapes par étapes aujourd’hui l’esthétique médico–chirurgicale offre de vraies possibilités pour bien vieillir en beauté.”