Les dangers liés au tourisme médical

Nous savons que l’utilisation abusive des antibiotiques peut provoquer le développement des bactéries multirésistantes aux antibiotiques.

Une étude récente publiée dans la revue scientifique médicale The Lancet (Volume 376, Issue 9751, Pages 1465 – 1466, 30 October 2010) met en exergue le risque d’infection grave lié à une nouvelle génération de bactéries résistantes aux traitements antibiotiques. Le premier cas d’infection par une entérobactérie productrice d’une enzyme de type “New Delhi métallo-beta-lactamase” (NDM-1) a été identifié en 2009 chez un suédois qui avait été hospitalisé en Inde.

Depuis la parution de l’article, plusieurs cas ont été rapportés en Europe, au Canada, aux Etats-Unis, au Kenya, en Australie, à Hong Kong et au Japon, et il s’agissait à chaque fois de patients rentrant d’Inde ou du Pakistan. Il est important que les patients qui souhaitent subir une intervention chirurgicale dans un pays étranger soient au courant de ce type de pathologie.

Ces nouvelles bactéries multi-résistantes peuvent provoquer des infections graves chez les patients qui partent à l’étranger pour une intervention chirurgicale. Elles peuvent également provoquer des infections graves chez les personnes à qui ces bactéries pourraient être transmises au retour de voyage et potentiellement provoquer, dans le futur, un problème de santé publique.

Traitement des pommettes: le nouveau pilier du rajeunissement facial

Les pommettes ont un rôle central dans la beauté du visage. Ces dernières ont tendance à perdre du volume avec l’âge. Il s’agit là de l’un des premiers et des plus importants signes du vieillissement, parfois dès l’âge de 30 ans.

L’injection d’acide hyaluronique “volumateurs” me semble être une technique intéressante pour restaurer la beauté des pommettes (Figure 1). Il s’agit d’une alternative au lipofilling et à la mise en place de prothèses malaires.

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Figure 1: augmentation des pommettes à l’acide hyaluronique

Les avantages de l’acide hyaluronique sont:

  • Ne nécessite pas de chirurgie
  • Le résultat est immédiat sans éviction sociale

Le désavantage principal est:

  • Il faut répéter le geste tous les 18 mois

Par ailleurs, le fait de traiter les pommettes a des conséquences indirectes bien utiles sur le reste du visage. En effet, en créant un “effet tente” au niveau de pommettes l’acide hyaluronique va mettre sous tension la peau effaçant partiellement les sillons naso-géniens et les cernes. L’injection de ce volumateur se fait en profondeur, ainsi les contours du visage restent très naturels.

Enfin, cette technique peut être aisément associée à d’autres. Comme par exemple, la correction de volume au niveau des tempes et des joues. Elle peut être également associée au traitement des cernes, des sillons naso-géniens, des rides ou autres ridules. Ainsi, durant la même séance, on peut obtenir des résultats qui ne sont pas permanentes mais qui sont très appréciés par les patients.

Trop peu de patientes ont recours à une reconstruction après ablation mammaire pour cancer

Une étude récente aux États-Unis par l’OSHPD (California Office of Statewide Health Planning and Development), entre 2003 et 2007, sur toutes les patientes ayant subi une mastectomie a montré que seul 24.8% en 2003 et 29.2% en 2007 des patientes ont bénéficié d’une reconstruction mammaire. Même s’il y a une tendance à l’augmentation de patientes dans le temps, une minorité de patientes bénéficient des techniques de reconstruction mammaire qui permettent de retrouver une image corporelle plus harmonieuse.

Dans cette étude l’âge, la race, le type d’assurance et d’hôpital apparaissaient comme facteurs significatifs de limitation à la demande de reconstruction. En général, le manque d’information sur le sujet concernant les techniques qui permettent de reconstruire le sein semble être également un des facteurs les plus importants de cette limitation.

Suite de l’affaire lipolyse: Le décret suspendu provisoirement

Suite aux plaintes des praticiens qui utilisent les différentes techniques de lipolyse en France, le décret interdisant l’utilisation de la lipolyse a été levé provisoirement. En effet, le conseil d’état doit rendre un avis sur le sujet dans 18 mois.

La lipolyse interdite par le Ministère de la Santé en France

Suite à un rapport de la HAS (haute autorité sanitaire), la lipolyse va être interdite par le ministère de la santé française. En effet, il s’avère que les complications provoquées par l’utilisation de la lipolyse ont induites des séquelles graves chez plusieurs patients.

La lipolyse regroupe l’ensemble des techniques qui permettent de détruire la graisse sans l’extraire du corps. C’est une alternative à la lipoaspiration qui est la technique de référence. Dans le cas de la lipolyse, il peut s’agir de techniques utilisant de produits injectables (comme par exemple la phosphatidyl inositol) qui provoquent la lyse des cellules graisseuses. Mais, il existe également des appareils qui peuvent induire la destruction cellulaire. On parle de lipolyse à ultrason (destruction de manière mécanique dues aux fortes vibrations), de lipolyse laser (destruction par chaleur) ou de lipolyse à radiofréquence (destruction par chaleur également), etc.

Dans notre société, la promesse de l’élimination de la graisse par des moyens peu invasifs représente un marché économique très important. Ce qui influence de manière anormale la commercialisation de techniques certes innovatrices mais dont l’innocuité n’a pas été établie par des études scientifiques sérieuses. Les utilisateurs (les médecins) et les consommateurs (les patients) sont en quelque sorte piégés par la nouveauté et les promesses de résultat positif.

Le taux de complication lié à la lipolyse peut être également lié à l’utilisateur. En effet, certaines techniques, qui pourraient s’avérer efficace et sûres, peuvent être pratiquées par des personnes qui n’ont pas la formation nécessaire. Ce qui n’est évidemment pas conseillé et peut donc engendrer des complications qui discréditent ces mêmes techniques.

En conclusion, les techniques de lipolyse doivent au préalable faire l’objet de réflexion et de recherche scientifique sérieuse pour écarter les techniques nocives. Mais également, pour comprendre les précautions à prendre dans leur emploi. La commercialisation trop rapide est donc dangeureuse pour la santé des patients et risque de discréditer les techniques qui pourraient s’avérer utile si leur utilisation avait été au préalbale bien encadrée.

Voici le lien vers l’article publié par la HAS

L’interdiction de Macrolane dans l’augmentation mammaire par l’Afssaps

Depuis le 26 août de cette année l’Afssaps (l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a interdit l’utilisation de Macrolane dans l’augmentation mammaire. Cette décision est basée sur le fait que ce produit pourrait rendre difficile l’examen clinique et l’analyse radiologique du parenchyme mammaire dans le dépistage des cancers du sein. Cette décision n’est liée à aucun évènement indésirable grave en rapport à l’utilisation du Macrolane. Par conséquent son utilisation dans d’autres indications n’est pas mise en cause (voir Macrolane)

Aujourd’hui les techniques préconisées dans l’augmentation mammaire sont l’augmentation mammaire par implant mammaire ou son alternative l’injection de graisse (lipofilling).

Quelle technique de lipoaspiration choisir?

J’ai participé fin février 2010 au “Dallas cosmetic surgery symposium”. Une étude scientifique qui révèle des résultats très intéressants sur les techniques de lipoaspiration y a été présentée.

Les participants à cette étude semblent être représentatifs de l’ensemble des chirurgiens nord-américains. Le résultat de cette étude montre qu’un nombre significatif des chirurgiens ont abandonnés les techniques employant le laser et l’ultrason en faveur des techniques moins traumatisantes.

A Genève, notre expérience corrobore ces résultats. D’autant plus qu’aujourd’hui les techniques faiblement traumatiques permettent d’obtenir des résultats très satisfaisants. En pratique, nous avons développé une technique fiable qui donne des résultats reproductibles et stables dans le temps. L’intervention débute par une infiltration sous-cutanée d’une solution anesthésiante (appelée «technique tumescente») suivie d’une préparation des tissus avec une canule spécifique permettent de mieux séparer les lobules graisseux des autres composantes tissulaires qui sont ainsi moins traumatisés. Ces étapes préparatoires sont suivies de la lipoaspiration douce avec des canules de petites dimensions moins invasifs. Durant l’étape finale, on contrôle et améliore la répartition des lobules graisseux restant pour obtenir des contours plus réguliers.

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A droite avant et à gauche 6 mois après une lipoaspiration peu traumatisante

La toxine botulique prévient-elle le vieillissement?

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Nous n’avons pas suffisamment de données scientifiques sur le rôle de la toxine botulique dans le vieillissement cutané chez les jeunes patients qui ne présentent pas encore de signes de vieillissement (sous forme de rides d’expression).

Un article publié dans les Annales de Dermatologie et de Vénérologie du mai 2009 discute de ce sujet. Le auteurs émettent l’avis suivant “‘en bloquant la contraction musculaire, même si cet effet est réversible, la toxine botulique injectée en prévention du vieillissement, précocement et régulièrement, modifie les traits du visage et peut entraîner une atrophie musculaire et cutanée. En effet, l’information mécanique est indispensable à la survie cellulaire et conditionne la fonction de synthèse fibroblastique.”

Ces premiers préviennent également que “le vieillissement ne se résume pas aux rides d’expression; la toxine botulique ne pourra pas prévenir les autres paramètres de l’âge, comme le dessèchement, les troubles de la pigmentation, les troubles vasculaires et la perte de volume.”

En attendant les études scientifiques rigoureuses sur le sujet, il vaut mieux traiter uniquement les patients qui présentent déjà des rides d’expression et ne pas vouloir prévenir l’apparition de rides futures à l’aide de la toxine botulique.

Statistiques mondiales sur la chirurgie plastique

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L'”International Society of Aesthetic Plastic Surgery” (ISAPS) a fait une grande étude statistique mondiale.

Les statistiques établies par l’ISAPS en 2009 montrent que les Etats-Unis ont accompli 17,5% de la totalité des opérations de chirurgie plastique dans le monde, chiffre record. Vient ensuite le Brésil. La Chine s’est classée au troisième rang mondial (12,7%), suivie de l’Inde.

Le sondage indique aussi que l’augmentation mammaire n’occupe plus le premier rang des chirurgies plastiques les plus populaires. La liposuccion est désormais en tête, à 18,8 % de toutes les chirurgies plastiques, suivie de l’augmentation mammaire (17 %). Viennent ensuite la blépharoplastie (lifting de la paupière), la rhinoplastie (remodelage du nez) et la plastie abdominale.
Ces cinq interventions représentent 66 % de toutes les chirurgies.
Les interventions non chirurgicales les plus populaires sont : injections de neuromodulateurs (Botox, Dysport), injections d’acide hyaluronique (traitement antirides), l’épilation au laser, injections de graisse autologue (transfert de graisse d’une partie à une autre du corps d’un patient).
Dans l’ensemble, les interventions non chirurgicales représentaient plus de 50 % de toutes les interventions en 2009.

Pour les détails, vous pouvez consulter la page suivante: http://www.isaps.org

Des injections de Botox contre la migraine

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La Grande-Bretagne est devenue le premier pays du monde à autoriser ce traitement.

Le groupe pharmaceutique américain Allergan a annoncé hier que son célèbre Botox, utilisé jusqu’à présent dans la prévention des rides, avait reçu une autorisation au Royaume-Uni comme traitement préventif de la migraine, une première mondiale.Seuls les patients déclarés atteints de migraine chronique (c’est-à-dire atteints de maux de tête au moins quinze jours par mois dont huit de migraine) y auront droit, soit quelque 700 000 personnes au Royaume-Uni.

Cette autorisation est délivrée après une étude ayant porté sur 1384 patients adultes atteints de migraine chronique, auxquels a été administré par de multiples injections dans les muscles de la tête et du cou, soit du Botox, soit un placebo. Au début du traitement, le groupe de personnes ayant reçu du Botox avait 19,1 jours de migraine par mois en moyenne, et le groupe ayant reçu un placebo 18,9 jours. Vingt-quatre semaines plus tard, ceux ayant reçu le traitement avaient 8,2 jours de migraine en moins, et ceux ayant reçu le placebo 6,2. En ce qui concerne les maux de tête en général, 47,1% des personnes sous Botox ont rapporté une réduction supérieure ou égale à 50% du nombre de jours où elles en étaient frappées, contre 35,1% des personnes sous placebo.

Le Temps
Lundi, 12 juillet 2010
Olivier Dessibourg/AFP